La tourbière de Rebière-Nègre a son sentier.
Lire la suite
Tourbière de la Gane des Nouhauts - Saint-Martin-Château (23)
Lire la suite
Etude Leader + « Pays de Tulle »
Lire la suite
Calendrier des Animations de la Tourbière des Dauges
Lire la suite
Les pêcheurs de Haute-Vienne au chevet de l'Ecrevisse à pieds blancs
Lire la suite
Balade nature - été 2008 organisée par LNE
La butte de Frochet à Bussière Boffy (87)
RV 10h sur le parking de la lande
Magnifique point de vue sur la Charente limousine, la Butte de Frochet est traversée par un affleurement de quartz. Sur la crête, une lande à bruyère dévoile les richesses floristiques et faunistiques de ce type de milieu.
Tourbière de Goutte-Nègre
Sortie découverte organisée par L'ARHA en collaboration avec le CREN Limousin et la SLO.
RDV 10h15 devant l'église de Tarnac (19)
Prévoir Chaussures de randonnée ou bottes.
Visite gratuite
Durée 2h
Balade nature - été 2008 organisée par LNE
ETANG DES LANDES
RV 15h sur la digue de l'étang
Découvrez le seul étang naturel du Limousin et sa diversité exceptionnelle d’oiseaux : hérons, milans, grèbes et canards. Tous à vos jumelles...
Balade nature - été 2008 organisée par LNE
ETANG DE CHABANNES
RV 15h devant l'église de Tarnac
Parmi toutes les tourbières du plateau de Millevaches, celle de Chabannes abrite tous les stades d’évolution d’un milieu tourbeux. Entourée de landes sèches et de forêts, elle forme un ensemble particulièrement riche et diversifié
Sortie SEPOL - Comptage simultané des engoulevents d'Europe
La tourbière des Dauges à Sauvagnac
RV : 20h parking de la maison de la Réserve
Contact : J.Roger 05 55 32 20 23
Toutes les offres en ligne
En savoir +
Glyceria maxima (Hartman)
Il s'agit d'une plante vivace très robuste aimant les bords des eaux et des fossés. Elle peut atteindre plus de 2 m de haut. Les peuplements de Glyceria maxima, constituent habituellement des bandes étroites dans, ou le long, de fossés ou de petits ruisseaux, souvent au sein de systèmes prairiaux; ils exigent une inondation relativement constante par des eaux bien aérées et possèdent souvent une flore associée riche. Selon Bournérias et al. (2001) cette espèce est toutefois un peu moins exigeante en eau que Scirpus lacustris tout en ne supportant pas des assèchements prolongés tels que les tolère Phragmites australis. Dans le bassin parisien, elle compose (ou est présente dans) des formations végétales relevant de l'alliance du Phragmition communis, surtout implantées dans des fossés de prairies ou le long de cours d'eau de faible importance. Elle existe aussi bordure de petites formations immergées mais soumises à des exondations estivales et relevant de l'alliance du Ranunculion fluitantis. Une des plus importantes stations de Grande Glycérie de la vallée de la Glayeule correspond bien à ce dernier contexte. Elle est située à 1 km en amont du site de Saulière.
La Grande glycérie possède un système racinaire important, jusqu'à environ 1m de profondeur. Elle possède aussi un réseau rhizomique dense qui représente 40 à 55% de la biomasse totale de la plante. Ces rhizomes produisent un grand nombre de rejets; ceux ci permettent une extension rapide de la plante. Leur croissance ralentit puis s'arrête avec la baisse des températures hivernales. Elle reprend au printemps avec une quantité de nouvelles pousses à partir de bourgeons situés le long des rhizomes. La majorité des nouvelles pousses sont seulement végétatives sur les stations bien établies, mais, sur les jeunes plants, les pousses sont aussi florales.
Cette variabilité du comportement reproducteur permet à la glycérie de coloniser rapidement de nouvelles surfaces.
La Grande glycérie est une plante assez commune dans les zones humides des régions basses d'Europe continentale; sa répartition dans notre pays est toutefois très inégale: fréquente dans les plaines de l'ouest atlantique et dans le bassin parisien, elle est rare ou absente du bassin rhodanien et des rives de la Méditerranée; l'espèce est protégée dans un seul département: la Gironde.
Les auteurs de l'Atlas de la flore vasculaire du Limousin préconisaient d'ailleurs aussi sa protection dans la région.
Comme le montre la carte ci contre, elle y demeure exceptionnelle, connue que de moins de 10 sites et mériterait certainement des recherches plus systématiques.

Les deux stations de la Grande glycérie sur le site de Saulières.
La première se trouve en zone régulièrement inondée durant l'hiver, au contact d'un boisement d'Aulnes glutineux comportant de nombreux touradons de Carex paniculés visibles en arrière plan sur la photo de gauche est prise le 25 mars 2004. Les pousses fraîches émergent de la litière dense composée par les feuilles sèches des années précédentes Les pointes des feuilles sont carénées, comme celles des autres poacées.
La photo de droite montre la seconde station située sous des saules, prés de la lisière nord du site. Les tiges photographiées le 29 juin 2004 atteignent alors plus de 2,20m de haut.
Il faut cependant noter que cette poacée a été introduite dans diverses zones de la planète (Iles Britanniques; Amérique du nord à partir du Wisconsin en 1975; Australie, surtout le sud; Nouvelle Zélande) et qu'elle y est maintenant considérée comme une invasive. Dans ces pays, on reproche à la Grande glycérie de restreindre l'accès aux cours d'eau, de gêner la circulation de l'eau jusqu'à provoquer des inondations ponctuelles, de réduire la capacité de stockage des zones humides et d'accélérer l'envasement, de compromettre la biodiversité par sa capacité à former de vastes peuplements monospécifiques.
Elle est aussi connue de longue date pour être l'une des plantes qui contient le plus d'acide cyanhydrique, cette caractéristique la rendant particulièrement toxique pour le bétail. Il faut toutefois souligner le fait que les seules mentions de problèmes liés à la toxicité de cette plante pour le bétail proviennent des zones où elle a été implantée par l'homme.
On lui reconnaît tout de même quelques vertus comme sa capacité à prévenir l'érosion des berges et aussi à héberger des oiseaux nicheurs et d'autres animaux.
La prise en compte de la Grande Glycérie dans le plan de gestion du site de Saulière passera donc par le souci du maintien des stations existantes en raison de leur incontestable caractère patrimonial dans notre région. Il faudra surtout veiller à ce que les stations ne soient pas "submergées" par les ligneux.