Conservatoire Régional des Espaces Naturels du Limousin

Nouvelles des sites

La tourbière de Rebière-Nègre a son sentier.
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Tourbière de la Gane des Nouhauts - Saint-Martin-Château (23)
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Etude Leader + « Pays de Tulle »
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Calendrier des Animations de la Tourbière des Dauges
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Les pêcheurs de Haute-Vienne au chevet de l'Ecrevisse à pieds blancs
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Agenda

Le 31-07-2008
Balade nature - été 2008 organisée par LNE
La butte de Frochet à Bussière Boffy (87)
RV 10h sur le parking de la lande
Magnifique point de vue sur la Charente limousine, la Butte de Frochet est traversée par un affleurement de quartz. Sur la crête, une lande à bruyère dévoile les richesses floristiques et faunistiques de ce type de milieu.

Le 31-07-2008
Tourbière de Goutte-Nègre
Sortie découverte organisée par L'ARHA en collaboration avec le CREN Limousin et la SLO.
RDV 10h15 devant l'église de Tarnac (19)
Prévoir Chaussures de randonnée ou bottes.
Visite gratuite
Durée 2h

Le 24-07-2008
Balade nature - été 2008 organisée par LNE
ETANG DES LANDES

RV 15h sur la digue de l'étang
Découvrez le seul étang naturel du Limousin et sa diversité exceptionnelle d’oiseaux : hérons, milans, grèbes et canards. Tous à vos jumelles...

Le 23-07-2008
Balade nature - été 2008 organisée par LNE
ETANG DE CHABANNES

RV 15h devant l'église de Tarnac
Parmi toutes les tourbières du plateau de Millevaches, celle de Chabannes abrite tous les stades d’évolution d’un milieu tourbeux. Entourée de landes sèches et de forêts, elle forme un ensemble particulièrement riche et diversifié

Le 09-07-2008
Sortie SEPOL - Comptage simultané des engoulevents d'Europe
La tourbière des Dauges à Sauvagnac
RV : 20h parking de la maison de la Réserve
Contact : J.Roger 05 55 32 20 23

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Le Petit Rhinolophe

Rhinolophus hipposideros

RhinolopheAvec une taille moyenne de 3,7 à 4,5 cm, une envergure atteignant au maximum 25 cm et un poids compris entre 5 et 7 grammes, le Petit Rhinolophe est le plus petit de son genre en Europe (il existe 4 autres espèces de rhinolophes sur notre continent). L'appendice supérieur de la selle (la feuille nasale qui caractérise son visage et lui sert à émettre les ultras sons) est court et arrondi, l'appendice inférieur plus long et pointu de profil, la lancette, petit appendice de peau nue que l’on distingue bien entre ses oreilles sur la photo ci contre est triangulaire. La face dorsale est gris-brun assez foncé, sans teinte roussâtre, la face ventrale gris à gris-blanc.

Suspendu à la paroi, pendant le repos estival quotidien ou l'hibernation, il est le plus souvent complètement enveloppé dans ces ailes, ressemblant à une petite poire. On mesure alors la grande vulnérabilité de ce petit animal à la merci du premier prédateur venu. Il compense ces risques en bénéficiant d’une longévité extraordinaire pour un mammifère de 7 grammes puisque des individus de plus de 25 ans sont connus dans la nature en Limousin.

La maturité sexuelle des femelles est probablement atteinte à un an. Elles forment des colonies de reproduction d'effectifs variables, le plus souvent homogènes dans la Basse Marche mais pouvant parfois être associées ailleurs à d’autres espèces (Grand Rhinolophe, Grand Murin ou Vespertilion de Daubenton).

RhinolophesEntre mi-juin et mi-juillet, 20 à 60% des femelles d’une population donnée se réunissent en colonie dans un endroit chaud présentant un certain volume (comme ce grenier de château photographié tout prés de la Porte) et donnent naissance chacune à un seul jeune. Dépourvu de poils à la naissance, le bébé reste souvent accroché à sa mère à laquelle il s’agrippe par deux faux tétons situés sur le haut de la poitrine. Sevrés du lait maternel les jeunes sont émancipés à l’âge de 6-7 semaines.

L’activité générale des Petits Rhinolophes s’étend du crépuscule tardif au début de l’aube avec plusieurs temps de repos et une décroissance de l’activité tout au long de la nuit. Les phases de chasse sont entrecoupées par des phases de repos dans le gîte, dans des gîtes secondaires (grenier, grotte...) ou accroché à une branche. Les insectes sont capturés après poursuite en vol, dans les feuillages et parfois au sol (glanage). Certains auteurs ont remarqué l’utilisation de la chasse à l’affût, technique rentable en cas de faible densité de proies. Dans les différentes régions où des études approfondies ont été menées, le menu est principalement composé d’espèces associés aux milieux aquatiques ou boisés humides et appartenant à divers ordres :Diptères, Lépidoptères, Névroptères et Trichoptères.

Autour d’un gîte de mise-bas, l’activité reste importante toute la nuit et les femelles retournent au moins 2 à 3 fois au gîte pendant la nuit pour nourrir les jeunes lors de la période de lactation. Une pluie ou du vent durant la nuit provoquent un retour prématuré des individus. Le vol, généralement à faible hauteur, est rapide, papillonnant lors des déplacements mais plus lent, plané, et entrecoupé de brusques demi-tours lors de la chasse. Pour se déplacer, l’espèce évite généralement les espaces ouverts en évoluant le long des murs, chemins, lisières boisées, ripisylves, haies et autres alignements d’arbres. Le vol de chasse ne s'écarte généralement pas plus d'un mètre des branchages ou feuillages en lisière, mais l’espèce exploite aussi les étendues d’eau ou les cours de ferme. Les conditions régnant sur cette partie de la vallée de la Brame sont donc particulièrement favorables avec le Château, ses grandes caves pour l’hibernation et son grenier spacieux et chaud pour la mise bas, le parc et la ripisylve qui bordent le vieil étang et aussi les alignements de grands chênes qui subsistent encore pour la chasse. La restauration du paysage et la modification des pratiques agricoles qui vont marquer les 5 ans du plan de gestion lui seront certainement favorables. Ils devraient en particulier permettre la reconnection de territoires de chasse à priori favorables et qui sont pour le moment assez inaccessibles aux Petits Rhinolophes à cause des interruptions trop importantes dans les linéaires de haies.

L’espèce semble fidèle à un réseau de gîtes proches les uns des autres, les individus en changeant parfois au cours des ans. Les gîtes d’hibernation sont des cavités naturelles ou artificielles souvent souterraines, aux caractéristiques bien définies : obscurité totale, température comprise entre 4°C et 16°C, degré d’hygrométrie élevé, tranquillité absolue.

Présent dans toute l'Europe moyenne méridionale, le Petit Rhinolophe est en forte régression dans toute la partie nord-ouest de son aire de répartition. En France, il est devenu très rare dans le Nord, le Nord-Est et aussi la pointe de Bretagne.

L'espèce est encore assez commune en Limousin, mais le nombre important de sites connus traduit simplement la facilité d'observation de l'espèce qui ne fréquente guère que des sites d’habitation humaine quelle que soit la saison. Cette détectabilité importante, bien supérieure à celle des autres espèces de chiroptères, ne prouve malheureusement pas un bon état de conservation des populations.

Dans le Limousin, sa principale limite semble être l’altitude puisque le Petit Rhinolophe est rarement observé au-dessus de 600 m, probablement rebuté par le froid et l’humidité car des populations sont connues à des altitudes très supérieures (jusqu’à 2000 mètres) sous les climats plus hospitaliers de la zone méditerranéenne.